
Mis à l’arrêt comme toutes les centrales nucléaires japonaises après la catastrophe de Fukushima, en 2011, celle de Kashiwazaki-Kariwa compte sept réacteurs
Une collectivité locale japonaise a approuvé vendredi la relance de la plus grande centrale nucléaire au monde, étape clé pour la remise en service du site après la catastrophe de Fukushima en 2011 et la fermeture de tous les réacteurs japonais.
Hideyo Hanazumi, le gouverneur du département de Niigata, où se trouve la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il «approuverait» la reprise des activités, qui devra encore recevoir l’aval final du régulateur nucléaire du pays. Il s’agirait du premier redémarrage d’une centrale nucléaire par Tepco, l’opérateur de celle de Fukushima Daiichi, depuis la catastrophe.
Située sur la côte est de Honshū, la principale île du Japon, la centrale de Kashiwazaki-Kariwa compte sept réacteurs à eau bouillante d’une capacité cumulée d’environ 8212 MW, ce qui en fait la plus grande centrale nucléaire du monde en puissance installée, selon le média spécialisé Connaissance des énergies.
Le Japon, pauvre en ressources, avait renoncé à l’énergie nucléaire après le triple désastre – séisme, tsunami et catastrophe nucléaire – de Fukushima, alors que la population exprimait son inquiétude face à cette source d’énergie. Mais le pays cherche désormais à relancer l’énergie atomique et à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles importés.
Après avoir mis à l’arrêt l’ensemble de ses 54 réacteurs après la catastrophe, le pays a engagé une remise en service progressive du parc. Au total, 14 réacteurs ont déjà été remis en service après la mise en place de normes de sécurité strictes, pour une puissance cumulée d’environ 13 GW, principalement dans l’ouest et le sud du pays.